Ce samedi aura donc été un samedi de repos "a day off". L'occasion de prendre un peu de repos, des repas assis autour d'une table,...
Ce soir, nous étions invités à dîner par notre client. Nous avons eu le droit à un repas somptueux (en quantité et en qualité).
Radis frais, pain frais maison, pain de maïs maison, maïs doux, haricots rouges, tomates cerises du jardin, pommes de terre, poisson chat frits, cuisses de grenouilles frites, gâteaux maisons et glaces maisons, le tout arrosé de thé glacé maison ou limonade citron. On était vraiment loin du cliché de la malbouffe à la mode US. On a profité de la douce chaleur de la terrasse couverte pour dîner. Après le repas, petite partie de billard dans le salon du sous-sol et enfin, rêverie sur la balancelle devant la maison. C'était vraiment un moment particulier que de se retrouver sur cette balancelle, bercé par un vent chaud provenant de sud, scrutant la nuit et l'arrivée de gros nuages noirs cachant les étoiles, avec les bruits de la nuit en fond sonore.
C'est une étrange impression de déjà vu. Peut-être dans un de ces films à l'eau de rose américain. Quoiqu'il en soit, se retrouver là avait quelque chose d'irréel. Pour l'anecdote, les américains ne sont pas peu fiers d'eux-même. A tel point que le boss de la ferme porte une ceinture avec une boucle avec l'écusson de sa ferme.
Malheureusement, le temps a décidé de gâcher la fin de soirée. La pluie et l'orage menace, nous devons absolument sortir les camions du champ avant que le sol ne soit trop mouillé. Nous prenons donc la direction du champ. On se retrouve donc dans la caisse du pick-up, roulant à 60 km/h sur les routes de gravier avec la pluie et l'orage qui commence à gronder sérieusement. Nous sortons les camions du champ alors que les éléments se déchaînent. La carte postale de la balancelle est déjà loin et laisse la place à un petit enfer de 15 minutes. L'orage est très fort, il pleut des cordes (et ce n'est pas seulement une métaphore), des éclairs d'une violence rare illuminent le paysage. Il pleut tellement que mes seuls repères pour suivre la route sont les lumières du camion qui me précède.
Quelle soirée ! Du pur bonheur.
Avec cette pluie, nous sommes quasi sûrs de ne pas travailler demain. Peut-être un peu d'entretien des machines demain après-midi. Je vais pouvoir faire une grasse matinée demain.